APH FRANCE

APH apporte son soutien au mouvement de protestation de la médecine libérale

5

janvier

2026




Du 5 au 15 janvier 2026, les médecins sont en grève contre les nouvelles dispositions de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026, concernant la médecine libérale.

APH s’associe à la colère de nos confrères contre toutes les dispositions qui visent à contraindre l’exercice médical, qu’il soit libéral ou hospitalier, lorsque ces contraintes sont contre l’intérêt du patient et contre l’intérêt de la profession.


Communiqué

APH s’inquiète de telles mesures administratives et sanctionnantes, alors que plus de 15 % de nos concitoyens n’ont pas de médecin traitant. Le médecin traitant doit rester la pierre angulaire de la prise en charge de la santé de chacun.

APH s’associe à l’inquiétude de l’ensemble des médecins sur la mise en danger de leur métier : ni l’intelligence artificielle, ni la téléconsultation, ni le transfert de tâches à d’autres professionnels, ni les évolutions réglementaires sur la pratique avancée ou sur le métier infirmier ne peuvent remplacer la compétence médicale. Ces évolutions non concertées avec les médecins sont un affront des ministres successifs de la santé, alors même que ces sujets devraient prétendre à une amélioration du système de santé, dans l’intérêt des patients.

APH s’inquiète également de la maltraitance persistante des médecins hospitaliers, tant par le refus qui leur est fait d’un juste décompte de leur temps de travail que par l’application déplorable de la réforme des astreintes, dans le cadre d’un financement opaque et insuffisant, mais aussi par l’absence de volonté de démocratiser réellement la gouvernance hospitalière ou de financer la formation médicale continue à hauteur de son coût.

APH s’inquiète enfin de la démographie médicale et de l’accès de nos enfants aux études de médecine, la suppression du numerus clausus étant une vaste blague due à l’absence de moyens pour étendre la formation. Il faut dix ans pour faire un médecin, cela fait plus de 30 ans que nous l’entendons… qu’attendons-nous ?

Pour toutes ces raisons, APH s’associe à la colère des médecins libéraux et des internes. APH rappelle que les médecins hospitaliers peuvent aussi faire grève, plusieurs syndicats ayant déposé des préavis de grève pour les médecins hospitaliers.